L’expression RDD ou résidus domestiques dangereux désigne les résidus de nombreux produits dangereux d’usage courant. Si les huiles usagées et les filtres, les peintures, les batteries d’automobiles et les solvants constituent la majeure partie de ce groupe de résidus, on retrouve également les pesticides de jardin, les produits de nettoyage acides ou caustiques, les médicaments, les piles sèches ou les colles sont tous susceptibles, par une utilisation, un mélange, un entreposage ou une élimination inadéquate, de causer des dommages à la santé de même qu’à l’environnement. En dépit des efforts pour réduire au minimum l’utilisation de ces produits ou leur dangerosité, comme c’est notamment le cas pour les peinture au latex et les piles alcalines, certains de ces produits indispensables et irremplaçables feront toujours partie de notre vie. Si le recyclage ou la valorisation énergétique est envisageable pour quelques-uns de ces produits, l’élimination sécuritaire et définitive constitue présentement la seule option pour une grande variété de résidus domestiques dangereux générés en très petites quantités.
Pour reconnaître les produits domestiques dangereux :
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| Corrosif | Toxique | Explosif | Inflammable |
Déposés avec les ordures ménagères, les résidus domestiques dangereux augmentent les risques pour la santé ou la sécurité des éboueurs et nuisent au bon fonctionnement des équipements de collecte, de transport et de déchargement dans les lieux d’enfouissement sanitaire et les incinérateurs. La fraction des résidus domestiques dangereux composés d’hydrocarbures (solvants, peintures, huiles, etc.) peut, lorsqu’elle est enfouie, contaminer le sol et la nappe phréatique. L’incinération contrôlée de ces produits n’occasionnerait pas d’impact significatif sur l’environnement. Les autres matières (pesticides, solvants, chlorées, piles, thermomètres au mercure, etc.) sont une source de pollution autant à l’enfouissement qu’à l’incinération1.
Selon le Bilan 2004 de la gestion des matières résiduelles au Québec, les peintures sont de loin la catégorie de RDD la plus récupérée au Québec et représente plus de la moitié des RDD, soit 57%. Viennent ensuite les filtres et les huiles usagées, et les batteries d’automobiles avec 24% et 15% des RDD récupérés. Le reste des RDD (solvants, acides et bases, aérosols, antigel, cyanure, fluorescents, médicaments, oxydants, pesticides, piles, bonbonne de propane, etc.) représente dans son ensemble 4% des RDD récupérés.
Parmi les RDD, plusieurs matières comme les peintures architecturales, les huiles, certains solvants, les piles Ni-Cd et les batteries plomb-acide font déjà l’objet de mise en valeur. Pour d’autres comme les acides, les bases, les médicaments et les pesticides, il existe peu ou pas de potentiel de recyclage. Il faut donc les éliminer après les avoir traités pour en réduire la dangerosité. Les traitements disponibles sont chimiques, physiques ou thermiques. La principale contrainte dans le choix d’une technique demeure le coût qui peut atteindre, pour certaines matières, 10$ le kilogramme ou 10 000$ la tonne. Le prix moyen de la prise en charge des résidus domestiques dangereux se situe autour de 1 600$ la tonne.
Source : Recyc-Québec ![]()
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