Tout le monde gagne à cesser de fumer, même l’environnement

Les effets du tabagisme sur la santé sont bien connus, toutefois ses effets sur l’environnement eux le sont moins. En effet, de sa culture, à sa consommation et au mégot, le tabagisme endommage l’environnement. Tout d’abord, la culture du tabac à un impact sur la déforestation et la pollution des sols, de l’eau et de l’air. La consommation de cigarettes quant à elle libère des substances toxiques dans l’air, contribuant à la formation du smog. Alors que les mégots en plus de générer une grande quantité de déchets prenant au moins 12 ans avant de se décomposer, ils libèrent des polluants qui se retrouvent dans l’eau et les sols. De plus, encore aujourd’hui, ces déchets se trouvent trop souvent dans la nature, ainsi que le paquet comme l’a constaté l’équipe de Co-éco lors de l’écomarche en octobre 2020.

La production du tabac

Le tabac est une plante sensible qui nécessite une grande quantité de produits chimiques (engrais et pesticides) pour soutenir une production à grande échelle. L’utilisation de ces produits dans des pays où les règles encadrant l’agriculture et celles protégeant l’environnement sont incomplètes ou encore non appliquées contribue grandement à l’acidification de l’eau et du sol. Ce dernier devient donc impropre à la culture et il faudra « trouver » de nouvelles terres pour la culture du tabac bien souvent par la déforestation. Celle-ci est responsable non seulement de la perte d’habitat, d’écosystème et de biodiversité, mais également de la perte de terre arable pour cultiver de la nourriture et nourrir les populations locales. De plus, le séchage du tabac se fait encore aujourd’hui majoritairement par la combustion du bois libérant de grandes quantités de GES dans l’air et contribuant aux changements climatiques.

  • En 2007, aux États-Unis, les champs de tabac occupaient 0,1 % des terres cultivées. Mais ils ont nécessité presque 1 % des pesticides vendus, selon l’United States Department of Agriculture.
  • La chaîne d’approvisionnement du tabac crée l’équivalent de 84 millions de tonnes de CO2 par année. Ces émissions sont comparables à celles de pays comme le Pérou et Israël.
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La consommation du tabac

La consommation de tabac par combustion dégage quant à elle de nombreuses substances toxiques dans l’air, pensons seulement aux impacts de la fumée secondaire sur la santé humaine. De ces substances, certaines contribuent également à la formation du smog et des GES.

  • La fumée secondaire fait partie de la liste des polluants les plus dangereux.
  • Des cigarettes brûlées une à une durant 30 minutes polluent 10 fois plus qu’un moteur de voiture qui fonctionne au ralenti pendant la même période de temps.

Petit mégot – gros fléau

Saviez-vous que votre mégot de cigarette est composé de plastique, la cellulose d’acétate ? Il constitue donc LA plus grande source de pollution par les plastiques à usage unique, en plus d’être le déchet urbain le plus courant au monde.En plus du plastique, le mégot de cigarette contient plus 5 000 composés chimiques dont certains percolent dans les sols et dans l’eau. Lorsqu’il est jeté dans la nature, la légèreté du mégot le fait voyager rapidement vers les égouts et les rivières ce qui fait des mégots de cigarette LE déchet le plus courant sur les plages dans le monde. Jeter son mégot de cigarette par terre n’est donc pas un geste banal. Une solution simple existe qui est malheureusement encore méconnue au Québec le CENDRIER DE POCHE qui permet aux fumeurs d’entreposer de manière temporaire leurs mégots lorsqu’aucun cendrier ou qu’aucune poubelle n’est à proximité. On trouve différents modèles de cendrier de poche en vente sur internet :

Les Mégots de cigarettes et autres articles de fumeur sont également responsables d’une centaine d’incendies au Québec chaque année selon la Société de protection des forêts contre le feu.

  • En 2011, des chercheurs américains ont mesuré en plongeant des mégots dans l’eau que ceux-ci libéraient des quantités non négligeables de polluants et de métaux lourds (aluminium, baryum, cadmium, chrome, cuivre, fer, manganèse, nickel, plomb, strontium, titane, zinc)
  • Aux États-Unis, plus de 300 villes côtières interdisent de fumer sur leurs plages.

En complément : 

les filtres en plastique ont été inventés dans les années 1950 pour bloquer certaines toxines afin de diminuer les risques de cancer du poumon chez le consommateur. Toutefois, les filtres ont eu pour effet d’augmenter les effets d’autres toxines présentes dans la cigarette. En conséquence, un autre type de cancer du poumon s’est développé. Ainsi, les filtres n’améliorent pas la santé des fumeurs et aggravent l’environnement.

Un mot sur les cigarettes électroniques, celles-ci doivent être considérées comme des déchets électroniques dangereux, or ce produit n’est pas visé par le programme de récupération des électroniques découlant de la responsabilité élargie des producteurs mis sur pied par le gouvernement du Québec. Et n’a donc aucun débouché de recyclage ni même de traitement sécuritaire des substances dangereuses au Québec.

Bref, il n’y a que du positif à cesser de fumer, pour notre santé, notre entourage et pour l’environnement !

 

 

Référence :

https://quebecsanstabac.ca/je-minforme/consequences-societe/tabac-impacts-environnement

https://info-tabac.ca/fumer-ca-pollue/

https://www.quebecscience.qc.ca/environnement/megots-cigarette-premiere-source-dechets-oceaniques/

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