Aujourd’hui, la surconsommation des ressources naturelles non renouvelables et l’usure prématurée de nos appareils électroniques sont des problèmes sérieux ayant un coût environnemental non négligeable, qu’il nous faut prendre en charge.

Le 18 octobre 2022, l’organisation Équiterre publiait un rapport d’une étude menée sur une période de deux ans concernant les appareils électroménagers et électriques au Canada. Il en ressort que le lien entre les Canadiens et leurs gadgets est alarmant. Pour illustration, 91% des citoyen(ne)s sondé(e)s ont acheté au cours de ces deux années un ou plusieurs nouveaux appareils électroniques, dont les plus populaires sont le téléphone intelligent, l’aspirateur et la télévision. Fait marquant, 63% ont déclarer leurs biens brisés au cours de cette période et seulement 19% d’entre eux ont eu recours à la réparation [1].

 

[1] Équiterre, Rapport et étude : Pour des appareils électroménagers et électroniques réparables au Canada : diagnostics, enjeux et solutions, Octobre 2022.

Comment renverser la tendance?

 

CHOIX NUMÉRO 1 : RÉDUIRE
Quand il s’agit de l’achat d’un produit, il est primordial de se demander si on a un réel besoin du produit convoité. Il faut également résister à l’attrait de la nouveauté lorsqu’on constate par exemple un ralentissement de performance.

Pour aller plus loin : 
Le rapport de Équiterre de 2022.

 

CHOIX NUMÉRO 2 : CHOISIR DURABLE
Si vous en avez réellement besoin, notez que l’achat n’est pas synonyme de neuf, d’autant qu’il est possible de trouver de bonnes qualités dans l’usager. Si l’on doit acheter neuf, acheter un produit durable qui est facilement réparable fait la différence, d’une part en raccourcissant notre cycle de consommation et, d’autre part en rallongeant nos économies!

Pour aller plus loin : 
Le site web de produits durable.

 

CHOIX NUMÉRO 3 : RÉPARER

Tout détenteur d’appareils électroniques ayant un bris doit se poser instinctivement la question de savoir si l’appareil est véritablement en fin de vie. S’il est réparable, il faut bien sûr privilégier cette option.

A titre d’exemple, la durée de vie moyenne d’un téléphone cellulaire est de 4 ans, toutefois ceux-ci sont en grande majorité remplacés après seulement 18 mois d’utilisation! Alors qu’une réparation ou des conseils d’entretien peuvent optimiser leurs performances.

 

La bonne nouvelle c’est que, selon le rapport d’Équiterre, 3 québécois sur 5 pensent à la réparation, ce qui est supérieur à la moyenne canadienne!

L’élément essentiel est de prendre soin de nos appareils électroniques en leur offrant un étui et une protection adéquate lors du transport et ainsi prolonger leur durée de vie. Ensuite pensons à réparer avant qu’il ne soit trop tard.

Initiatives locales

Depuis quelques années, un mouvement de réparation a vu le jour au niveau mondial et le Québec n’est pas en reste avec les nombreux « Fablabs » qui se multiplient sur le territoire. Ceux-ci prennent généralement la forme d’ateliers de réparation et fabrication collaboratifs, rendant disponible un éventail d’outils et de technologies.

Un format plus temporaire et 100% accessible à tous est le café de réparation (qu’on décline sous plusieurs appellations locales, chez nous, c’est « Répare tes trucs! »).

Ces événements permettent à tous de s’initier à l’art de la réparation en amenant un “truc” brisé à réparer, assisté par un pro! De plus ils sensibilisent les consommateurs à penser à la réparation avant de se débarrasser de leurs appareils à l’écocentre. Par ailleurs, elle incite à l’achat d’appareils durables dont les pièces de rechange sont disponibles donnant du répit à nos matières premières.

Pour aller plus loin : 
Infodimanche – 13 avril 2019 – Répare tes trucs
Protégez-vous– 06 octobre 2022 – Fais durer tes appareils
Afin de maximiser la durée de vie des batteries de vos téléphones cellulaires Apple ou Android.

 

Ces initiatives seront d’autant plus pérennes et globales s’il existait un droit à la réparation!

Qu’est-ce que c’est le droit à la réparation ?

Comme il est impensable dans une société moderne de dire non à toute innovation technologique, le droit à la réparation permet pour le consommateur d’avoir une assise légale pour réparer ses objets ou les faire réparer par une tierce personne à un prix raisonnable. Sans ce droit, le fabricant des appareils reste le seul maitre et peut exiger du consommateur l’utilisation des services seulement définis par lui.

Pour aller plus loin : 

Le Devoir – 29 mars 2022 – Reportage vidéo “Débrouillage | Le droit à la réparation”

S’impliquer en signant la pétition d’Equiterre pour faciliter l’accès à la réparation (objectif de 20000 signataires)

 

CHOIX NUMÉRO 4 : DONNER
S’il fonctionne encore mais que vous ne l’utilisez plus, il peut faire le bonheur d’une autre personne! Donnez-le à un organisme, un ami, etc.

Important : Pour les appareils qui contiennent des informations personnelles, ayez toujours le réflexe avant de vous en départir de faire appel à un expert afin de bien effacer ses informations personnelles.

CHOIX NUMÉRO 5 : RECYCLER
Depuis 2012, L’ARPE-Québec (Association pour le recyclage des produits électroniques) opère un programme de récupération et de valorisation de vieux appareils électroniques, appelé Recycler mes électroniques.

150 000 tonnes métriques de nos fameux « SerpurariensMD » ont ainsi été détournées de l’enfouissement depuis 2012.

Pourquoi dois-je absolument recycler mes appareils électroniques?

Parce qu’ils contiennent des matériaux précieux, tels que l’or, l’argent, le cuivre, l’aluminium et le palladium, qui est un métal 30 fois plus précieux que l’or!

En réutilisant ces ressources naturelles déjà extraites, nous réduisons l’impact qui est généré lors de l’extraction minière de ces matières.

Pour aller plus loin : 
Le Soleil – 15 novembre 2021 – Les vieux cellulaires, des «mines urbaines»

Le saviez-vous?

Lors de l’achat d’un appareil électronique visé par le programme de recyclage vous payer des écofrais afin de permettre de financer ce programme (coût réel du recyclage des matières, collecte, transport, administration).

Ça serait donc dommage de ne pas en profiter!

Comment recycler mes appareils électroniques?

De grâce, ne les mettez pas dans la poubelle ni dans votre bac de recyclage!

Utilisez l’un des points de dépôt officiels au Bas-Saint-Laurent. D’ailleurs, le bureau Co-éco à Sainte-Anne-de-la-Pocatière ainsi que les écocentres font partie de la liste!

Pour aller plus loin : 
Québec Science – 4 octobre 2018 – Où vont les déchets électroniques ?

 

 

Quels appareils sont acceptés?

La liste est longue!

Téléviseurs, ordinateurs, souris, claviers et autres périphériques, disques durs, routeurs/modems, imprimantes, systèmes de son, lecteurs MP3, casques d’écoute, chaînes stéréo, consoles de jeux vidéo, manettes, téléphones, tablettes, projecteurs, cinéma maison, GPS, systèmes de surveillance vidéo pour bébé, etc.

Initiatives locales

Les élèves de la polyvalente de La Pocatière, avec le programme Récuper-Action, font le démantelage de vos vieux appareils notamment les ordinateurs, écrans plats, imprimantes, souris, claviers, etc. afin d’en faciliter le recyclage. Il est même possible de trouver un ordinateur portable ou fixe qui aura été optimisé par les élèves.

Pour amener du matériel, sonnez à l’entrée du personnel à l’ouest de l’école et déposez le matériel dans la boîte identifiée Récuper-Action qui se trouve près de la porte. Pour acheter, le (418) 856-2413 poste 2053.

Pour aller plus loin : Le Placoteux – 10 janvier 2022 – Récuper-Action.

Ressources

Site web Équiterre
Rapport et étude : Pour des appareils électroménagers et électroniques réparables au Canada : diagnostics, enjeux et solutions, Octobre 2022.

Site web SQRD
Déchets électroniques : Réduire notre impact écologique en réduisant nos déchets électroniques
Recyclage des produits électroniques du Québec : Prendre les bonnes habitudes pour disposer des Serpuariens(MD)

Recyc-Québec
Responsabilité élargie des producteurs : Pour en savoir plus sur la responsabilité élargie des producteurs et les différents programmes de récupération.

ARPE-Québec
Recycler mes électroniques – Plateforme d’apprentissage : Différentes activités d’apprentissage et capsules d’information afin d’en apprendre davantage sur le programme.

 

 

Chronique «Les temps changent… pas que le climat !» réalisée par Co-éco, en partenariat avec les MRC de Kamouraska, de Rivière-du-Loup et des Basques.

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